Les Chroniques du Gnomogramme : quand un auteur jeunesse fait apparaître ses personnages en hologrammes… (5)

Ça marche !

Pleubian, 10 novembre. La préado qui vient de franchir le seuil des Marmouzien s’arrête net en apercevant le sigle des Lutins Urbains qui flotte dans l’air en 3D réelle. L’“effet waouh !” passé, elle entraîne sa mère et sa grand-mère vers le stand. Après la stupéfaction, c’est le ravissement. Bug le Gnome est là, tournicotant au-dessus de mon épaule. Étoiles dans les yeux. Tranquillement, je commence la présentation de la série…

On a tant de mal à la faire lire…” m’avertit maman.

Le tome 1 des lutins, pourtant, est en mains. J’ai fini mon argumentaire.

Tu lirais ça, toi, qui ne lis pratiquement rien ?” poursuit la mère.

“Ce serait une bonne chose en tout cas !” intervient grand-mère. Nous échangeons un regard entendu. Depuis une minute, la jeune fille ne fixe plus l’hologramme. Elle a d’ailleurs fini la première page de mon livre… et attaque la deuxième !

Mission accomplie. Un bouquin de vendu ? Certes… Mais surtout, grâce au Gnomogramme, d’activité sans intérêt, la lecture est devenue ici une possibilité.

Et puis il faut croire que je ne prêche pas complètement dans le désert. Il y a eu d’abord le très bon papier de Maryonne Le Forestier dans Le Télégramme :

Cela fait 25 ans que Renaud Marhic voyage avec ses Lutins Urbains, alors leur présence en 3D est pour lui tout à fait naturelle. Cette rencontre permettra aux jeunes lecteurs de mieux aborder le livre par la suite, comme une photographie que l’on conserve précieusement, après avoir fait une belle rencontre. Malin le lutin !

Bientôt suivie par son collègue de Ouest France :

Au salon, Renaud Marhic, l’auteur des histoires Les Lutins Urbains, accompagné de ses petits personnages en hologramme. ‘Je suis le premier auteur, en France, à faire rencontrer mes personnages et mes lecteurs’, confie-il.

Une rencontre. Et ses heureuses conséquences. C’est exactement ça !